Yvette Théraulaz

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Distinctions

L’Anneau Hans Reinhart 2013

La Société suisse du théâtre décerne l’Anneau Hans Reinhart 2013 à la comédienne et chanteuse Yvette Théraulaz. Cette distinction attribuée depuis 1957 par la Société suisse du théâtre (SST) récompense des trajectoires artistiques exceptionnelles qui font briller la vie théâtrale du pays. L'Office fédéral de la culture (OFC) soutient la remise de ce prix depuis 2001. Il s'agit de la plus haute distinction attribuée aux artistes de théâtre en Suisse.

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Yvette Théraulaz est distinguée pour l’originalité créatrice de son travail d’interprète, vibrante et passionnée, chaleureuse, riche d’empathie. Durant un demi-siècle, la comédienne a privilégié la scène romande – institutionnelle comme indépendante - et permis son rayonnement en jouant sur quelques-uns des plus importants plateaux de France et de Belgique. Son répertoire exigeant tout comme la diversité des metteurs en scène avec lesquels elle a travaillé et s'engage toujours aujourd'hui signalent une capacité exemplaire de remise en question. Au fil de sa carrière, la comédienne a accompagné son parcours scénique – théâtral comme musical - d'un engagement exemplaire pour la cause féminine, notamment dans le milieu du spectacle. La SST salue ainsi une personnalité forte qui de par son investissement et l'originalité de son rapport à la scène a enrichi le paysage théâtral francophone.

La remise officielle de l’Anneau Hans Reinhart 2013 se déroulera dans le courant de l’automne. La date et le lieu en seront communiqués ultérieurement.

Yvette Théraulaz débute sa carrière en 1962, alors qu’elle est encore élève comédienne, en jouant dans Sainte Jeanne des Abattoirs de Bertolt Brecht, créée en français à Lausanne par Benno Besson. Elle trace ensuite un parcours heureux à travers les principales aventures théâtrales romandes du demi-siècle écoulé. Elle entre au Théâtre Populaire Romand (TPR) à La Chaux-de-Fonds, puis à L’Atelier à Genève, cofonde le T’Act, travaille au Centre Dramatique de Lausanne. Au Théâtre de Poche de Genève, Martine Paschoud et Joël Jouanneau lui confient ses premiers grands rôles : Vera Baxter dans Vera Baxter de Marguerite Duras (1983) et Clotilde, La Parisienne d’Henry Becque (1985), Marie dans Nuit d’orage sur Gaza de Jouanneau (1987), Klara, la directrice de la Société de tolérance dans Les Enfants Tanner de Robert Walser (1990). Sous la conduite de Joël Jouanneau, elle joue ensuite notamment à Vidy, la Générale dans L’Idiot d’après Dostoïevski (1995), la Mère dans J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne (1997) et Juste la fin du monde (1999) de Jean-Luc Lagarce

Parmi ses rôles les plus marquants, plusieurs sont mis en scène par Philippe Morand : Émilie dans Émilie ne sera plus jamais cueillie par l’anémone de Michel Garneau, au Poche en 1989, spectacle repris en 1999/2000, Nora dans Maison de Poupée d’Ibsen (1992), Eva dans L’Échappée de Philippe Lüscher créée à Vidy (1993). Pour Claude Stratz, elle incarne Sichel, la belle Juive dans Le Pain dur de Claudel (1992).

À Bruxelles, à l’Atelier Sainte-Anne et au Théâtre National de Belgique, Yvette Théraulaz réalise quelques spectacles d’exception avec Philippe van Kessel (Les Estivants de Gorki, Le Courage de ma Mère de Tabori) ou Philippe Sireuil (La Forêt d’Ostrovski). En France, elle travaille aussi avec Jean-Louis Hourdin, Jean-Paul Wenzel, Jean-Claude Berutti. En 1997, elle retrouve François Rochaix pour le Pierrot lunaire d’Arnold Schönberg à Vidy. De retour au TPR en 2002, elle créé le rôle-titre dans Jenny-tout-court de Michel Beretti inspiré de la vie de la militante Jenny Humbert-Droz, texte monté par Gino Zampieri. A la Comédie de Genève en 2008, sous la direction d’Anne Bisang, elle joue Madame Vigneron dans Les Corbeaux d’Henry Becque et menée par Andrea Novicov, elle est Princesse, star abandonnée aux portes de la folie, dans Doux oiseau de la jeunesse de Tennessee Williams.

Parallèlement à sa carrière théâtrale, Yvette Théraulaz a réalisé de nombreux spectacles de chansons, à deux pour À table avec Pascal Auberson (1996), en groupe pour Perdants magnifiques mis en scène par Anne-Marie Delbart (2000), et seule en scène une dizaine de fois, comme pour Histoires d’Elles agencé autour du souvenir de sa mère et de sa propre émancipation par le féminisme (2007). Après Comme un vertige mis en scène par François Gremaud, tourné en 2011 et 2012, elle travaille cette année à une réalisation jubilaire.

La comédienne a reçu le Grand Prix de la Fondation vaudoise pour la promotion et la création artistiques (1992) ainsi que le Prix du Comédien 2001 au Théâtre du Grütli.

Auteur:
Office fédéral de la culture
Internet: http://www.bak.admin.ch

Article 24 Heures, Jean Ellgass

Critique 24 Heures, Jean Ellgass


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