Yvette Théraulaz

DOUX OISEAU DE JEUNESSE De Tennessee Williams

avril 2008  DOUX OISEAU DE JEUNESSE De Tennessee Williams

Mise en scène Andrea Novicov

Yvette Théraulaz incarne une star déchue au bord de la folie. L'actrice forme avec Frank Semelet un couple aussi narcissique que givré, obsédé par la grande illusion hollywoodienne.

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Noces jouissives du cinéma et de la scène
Futur directeur du Théâtre populaire romand, Andera Novicov aime les univers visuels puissants. Il le prouve à la Comédie de Genève en orchestrant un Tennessee Williams où la dérive se projette sur écran géant. Vertigineux.

En toile de fond, une Amérique en proie à ses démons, le racisme et un puritanisme obscène. (…)
Marie-Pierre Genecand / Le Temps, 10 avril 2008.

avec
Yvette Théraulaz, Frank Semelet, Léa Pohlhammer et Fabien Ballif, Jean-Jacques Chep, Paulo Dos Santos, Jacqueline Ricciardi, Valerio Scamuffa, Pierre Spuhler, Anne-Marie Yerly, Matteo Zimmermann

Traduction
Laura Koffler et Philippe Adrien

Assistant au projet et dramaturgie
Pedro Jimenez Morras

Assistante au projet
Léa Pohlhammer

Scénographie
Thibault Vancraenenbroeck

Peinture décors
Valérie Margot

Création vidéo
Bastien Genoux

Réalisation vidéo
Le Flair

Lumière
Laurent Junod

Son
Jean-Baptiste Bosshard

Costumes
Anna Van Brée

Assistant costumes
Grégory Bourrilly

Maquillage et coiffures
Julie Monot

Maquillage vidéo
Nathalie Tanner

Production
Comédie de Genève


DOUX OISEAUX DE JEUNESSE


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Mephisto / Rien qu'un acteur de Mathieu Bertholet

janv. 2006  Mephisto / Rien qu'un acteur de Mathieu Bertholet

Mise en scène Anne Bisang

Yvette Théraulaz joue à la Comédie de Genève puis au Théâtre des Célestins à Lyon du 15 au 18 mars 2006 puis en nournée.
Photo Carole Parodi

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Le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare

mars 2005  Le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare

Mise en scène Anne-Cécile Moser

Yvette Théraulaz joue Titania en résidence aux Halles de Sierre puis du 6 au 10 avril à l'Espace Oriental de Vevey, puis en tournée romande cette saison-là.

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L'AMOUR D'UN BRAVE TYPE De Howard Barker

mars 2004  L'AMOUR D'UN BRAVE TYPE De Howard Barker

Mise en scène Jean-Paul Wenzel

On danse sur les cadavres faute de pouvoir les oublier… La guerre de 14 inaugurait un siècle barbare, les attentats du 11 septembre ont inauguré le suivant

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Et nous voici, comme les personnages de « L’Amour d’un Brave Type », tantôt titubant sur les décombres, à fouiller la terre, à commémorer les morts, à graver leurs noms sur une dalle, à les nomme un à un, tantôt dansant sur les cadavres, à se griser d’oubli. (…) Le caractère imprévisible, aveugle, des catastrophes à venir, nous renvoie à l’immédiateté de nos désirs, à leur consommation compulsive, au marché des biens et des plaisirs, des sentiments et du sexe. Tout s’achète et tout se vend, Barker ajoute « tout se met en scène », on prend des poses. Souffrez, baisez, aimez, mourez, vous êtes filmés.

Avec
Yvette Théraulaz
Actrice

Philippe Duquesne
Acteur

Philippe Houriet
Acteur

Auteur du texte
Howard Barker / Dramaturge, poète, peintre, metteur en scène.
Utilise de nombreuses identités fictives dont : "Houth, Eduardo (1946-....)"


Metteur en scène
Jean-Paul Wenzel / Auteur dramatique, metteur en scène et acteur. Co-fondateur avec Claudine Fiévet du Théâtre Quotidien (1975)
Directeur artistique de Dorénavant compagnie et, avec Olivier Perrier, du CDN - Centre dramatique national, "Les Fédérés" à Montluçon (1976-2002)


Traductrice
Sarah Hirshmuller


Costumes
Cissou Winling


Éclairages
Isabelle Senègre


Scénographe, décorateur
François Mercier

Producteur
Dorénavant Cie
Compagnie théâtrale


Directeur de salle de spectacle
Anne-Laure Liégeois
 / Metteur en scène. Directrice du Théâtre du Festin, Centre dramatique national de Montluçon, Allier en 2003


L'AMOUR D'UN BRAVE TYPE partie 2

L'AMOUR D'UN BRAVE TYPE partie 1


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JENNY-TOUT-COURT Texte Michel Beretti

oct. 2002  JENNY-TOUT-COURT Texte Michel Beretti

Mis en scène Gino Zampieri

Jenny et Yvette, deux grandes dames. La Chaux-de-Fonds «Jenny-tout-court» au TPR, un spectacle remarquable de sensibilité et de qualité théâtrale.
Attente fébrile, mardi dernier, à Beau-Site, où le TPR donnait la première de son nouveau spectacle «Jenny-tout-court», sur un texte de Michel Beretti mis en scène par Gino Zampieri. Bon nombre de spectateurs ont connu la vraie Jenny Humbert-Droz, qui a mené son propre combat de femme éprise de justice et partagé l'engagement communiste et socialiste de son mari Jules Humbert-Droz.

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Attendue donc au contour, la Jenny de scène, interprétée magistralement par Yvette Théraulaz, a convaincu et séduit. La fragilité apparente du personnage apporte une dimension émouvante. Mais quand il faut défendre des idées, quelle force! La comédienne investit véritablement le personnage, avec une grande sensibilité, glissant sans heurts de l'esprit prime-sautier à la gravité, éludant les questions du visiteur pour mieux y revenir ensuite, donnant sa profondeur personnelle à la vie et aux événements évoqués.
«Qu'est-ce que cela vous fait d'avoir raté votre vie?», interroge abruptement son interlocuteur, le comédien Georges Grbic, dans une très bonne composition. Elle semble ne pas entendre, s'affaire, offre du café, ou plutôt du thé, mais elle n'en a plus. «Ah! j'ai encore du chocolat...» Ouvrant la boîte, c'est le visage, les souvenirs de Lu, son mari, qui surgissent. Alors elle rentre dans sa vie et raconte. Par bribes, passant de mots drôles, de souvenirs cocasses ou attachants - joli, quand elle demande Lu en mariage - à la rébellion face au père, aux difficultés de la vie à Moscou, sublimées par la solidarité, jusqu'à la fissure douloureuse.

Un jeune journaliste interroge sans ménagements une femme qui a traversé le 20e siècle. Elle a passé sa vie au service d'un mari qui s'est voué à une cause perdue, le communisme. Elle répond aux provocations du jeune homme, clame sa foi en un monde plus juste, affirme son pacifisme, retrace son itinéraire de femme. Parfois devant ses yeux, les personnages surgis de son passé se confondent avec les traits du jeune journaliste: son père, le pasteur, son fiancé puis son mari, Lu. Elle hésite, se justifie, découvre qu'elle s'est trompée, et le reconnaît. En revenant sur sa vie, elle progresse encore. 

Jenny-tout-court évoque pour le théâtre une étonnante figure de femme : Jenny Humbert-Droz (1892-2000) avec toutes les facettes de ce personnage : jeune femme amoureuse d’un pasteur non conformiste, elle conquiert leur union de haute lutte ; militante communiste, traductrice à l’Imprekor, elle est en contact, plus que son mari secrétaire général de l’Internationale communiste, avec la population russe ; mère de famille, elle a toujours su recréer un foyer pour son mari et ses enfants, même dans leur chambre de l’Hôtel Lux, même dans las clandestinité ; féministe, elle s’est battue pour que les « ménagères » de Suisse s’éveillent à la politique et soient reconnues comme citoyennes à part entière ; chrétienne, c’est au nom de la justice et des principes évangéliques qu’elle veut changer le monde.
 Un siècle défile, l’histoire d’une femme se raconte, pour que nous puissions savoir d’où nous venons, pour que s’éclaire le chemin que nous allons prendre. La nuit s’écoule, et le jeune Félix Platter finit par comprendre ce qu’il était venu chercher là.


JENNY TOUT COURT / téléjournal


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